Carnets de vie de Elle S.Claës

20 avril 2008

L’intelligence

Classé dans : Musique, Vidéos — saulclaes @ 7:08
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Double otite.

Cela explique le suspens de ces carnets.

Mais permet la trouvaille de quelques pépites.

Et d’un ou deux secrets.


 

10 avril 2008

Simple

Classé dans : Anecdotes — saulclaes @ 3:03
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Place de l’Opéra.

Un groupe de touristes chinois, perdu, demande son chemin à un couple français.

Le charmant petit couple, tout sourire, leur montre de la main une direction, et ajoute, un geste du bras fendant les airs :

C’est très très simple, pour la rue de la paix, c’est touuuut droit“.

5 avril 2008

Un sou est un sou

Classé dans : Anecdotes — saulclaes @ 1:03
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Palais Royal. Ministère de la Culture.

Ce matin, autour d’une des 260 colonnes de Buren, qui coûteront environ 3 millions d’euros pour leur restauration cette année, trois hommes observent un petit garçon. Une dizaine d’années, un petit nez mutin, les yeux noisettes sous des cheveux châtains sagement coiffés, le gamin lance un objet sur le sommet de la colonne-fontaine (il n’y en a qu’une). Il tire ensuite cet objet, au bout d’une ficelle, avec moult application vu la concentration qui plisse son adorable front. Chaque nouvel essai captive un peu plus les trois messieurs. Pris par le spectacle, installés en face du petit, ils encouragent ses efforts.

Nouvel essai. Nouveaux éclats de voix.

Les trois spectateurs, qui se tiennent côte à côte, se redressent et se ré-accotent d’un seul homme. Le premier, noir, en tenue phosphorescente de nettoyage, tout timide, malgré son jaune fluo, n’ose rien dire mais, ne ratant rien des tentatives de l’enfant, lui sourit de la façon la plus encourageante. Le deuxième, arabe d’une cinquantaine d’années, cheveux grisonnants et veste bleue marine, commente tous ses gestes, rit et claque des mains : « vas-y petit ! ». Le troisième, un vieux monsieur distingué, aux cheveux blancs impeccables, caban cachemire et serviette en cuir antilope sous le bras, gratifie chaque nouvel essai d’un poing balancé : « ha !! raté ! ».

Le petit garçon recommence. Il fait cette fois une prise importante : une pièce de un euro. Au milieu de centimes lancés par des touristes sur le sommet de la colonne, l’euro s’était jusqu’à présent dérobé à ses essais.

Ha ! Là, s’agit d’être concentré…

Collée sur son aimant tout au bout du fil, il ramène très très doucement la pièce… puis, triomphant, il exhibe son trophée. Les trois hommes, jusqu’alors le nez baissé, très attentifs, se redressent à l’unisson et applaudissent.

Une minute plus tard, sous les voûtes du Palais Royal, sans plus les voir, le passant pouvait encore les entendre ; c’est qu’il s’agissait de tenter la pièce de deux euros.

« Ha ! mince, trop court ! »

« Recommence un peu à gauche peut-être… »

« Voilàààà, ha non ! »

« C’est pas grave, c’est pas grave ! Vas y plus doucement… »

2 avril 2008

Et le gagnant est…

« Bon je vais rentrer pour mes jeux télévisés. »

Voici comment, dans un bar de Tourcoing, à la frontière belge, un monsieur s’apprêtait à quitter son bout de comptoir et une bière mousseuse. La patronne, blonde, bagout, énormes seins, le regarde d’un œil amusé, et lui répond : « oui, enfin, on sait ce que tu vas voir », et lui montre donc ses seins, décidément énormes, d’un geste explicite des deux mains.

Là, autant dire que, assise tranquillement dans la salle, à lire Nord Eclair, l’assemblée se retrouva attentive.

Le monsieur, le nez dans son verre de bière, sourit, répond un vague « Ben quoi, faut c’qui faut où y faut ». Deux autres habitués, au comptoir, rigolards, reprennent un peu de bière. Ils se regardent, mystérieux, l’œil riant.

Mais qu’était-ce donc que ces “jeux télévisés” ?

Puis, la réponse fuse, un des deux habitués, en réponse au « mouais… » pas convaincu de la tenancière, s’exclame les bras en l’air, toujours rigolard « haaaa qu’est-ce qu’on ferait sans Dechavanne ? »

Haaaa, d’accord.

La patronne répète son mouais, et précise que de toutes façons ce sont des faux, ça se voit, hmph. Elle remontre alors ses seins et précise qu’elle aussi, si elle avait de l’argent, elle pourrait se les refaire faire, comme tout le monde ! Trop facile.

L’assemblée se regarde, n’osant lui préciser que ce n’est pas absolument nécessaire.

Là-dessus, le monsieur au jeu télévisé s’agite de nouveau, l’œil frisant.

« Ma fille m’a montré comment se servir d’internet ! Vous savez c’est génial cette machine. »

Courant approbatif dans l’assemblée. Quelques mots s’échangent sur la technologie, que c’est quand même chouette et tout ça.

« Et ben ! J’ai y trouvé un concours où il fallait r’connaît’ les femmes qui s’les ont fait refaire ! »

On rigole, on ralala. Il savoure ses effets, reprend un peu de bière, sourit toujours, s’amuse. La patronne finit par lui demander « alors ? »

« Et ben, j’suis premier ! »

Tout pleins de çuilà alors s’échangent, autant de sourires et beaucoup de détente naturelle. Sur cette vague de bon esprit, de tranquille laisser-aller du soir, porté par cette ambiance de bar qui s’est perdue à Paris, le monsieur pose sa bière vide, et s’en va. Arrivé à la porte, connecté au monde, le nouvel internaute prit le soin de laisser en cadeau une salutation générale, l’œil coquin. Il put partir tranquille, c’est bon, tout le monde, paisible, était de bonne humeur M’sieursdame…

1 avril 2008

Résiste

Pour ce premier d’avril,

je commence à écrire un billet,

mais je ne le termine pas.

Et vous reviendrez désormais pour mon sens de l’humour.

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