Cette semaine en France, la troisième du mois d’octobre, une grève généralisée des transports se déclare. Nous savons tous à peu près pourquoi. Et cela est plus ou moins douloureux selon l’endroit d’où l’on part. Mais là où le bât blesse à coup sûr (et on peut imaginer que cela fait vraiment mal), c’est que cette grève ne doit pas être une cessation concertée du travail, comme sa définition le veut, mais une cessation non concertée de la vie des autres, de tous les autres : on ne vous demande pas votre avis, et si c’est possible fermez là, c’est encore mieux. Zen effet, Monsieur Delanoë (qui bénéficiait d’un relatif capital sympathie de ma part jusqu’à cette semaine) estime le plus simplement du monde que les Velib, en tant que moyen de transport (et cela en est un il n’y a pas de doute) ne doivent pas servir d’élément anti-grève : “La mairie de Paris n’est pas là pour gêner les grévistes”.
Pour gêner les grévistes… Le mieux eut encore été d’attacher tout le monde au radiateur, baillonné, et sermonné. Mais c’eut été un peu compliqué à organiser.
Paris est prise en otage. Son maire, apparatchik reconnu, PS power my dear, a tranché, et ce ne sont pas les liens. Le choix est fait, les yeux fermés sur ce qui embête, et les yeux des autres ouverts sur ce que son parti estime être juste. Cela a de désagréables relants d’autoritarisme. Le parti… BHL va encore vendre des livres…
La période est au dépassé. Dépassées les pensées, et courants de pensées, dépassés les nerfs, dépassées les réactions, dépassés les politiciens. L’interdiction du Vélib, cette location de vélos dont le slogan est “la ville est plus belle à vélo”, est d’une maladresse attérante et très révélatrice. Le Vélib est un service, avec un abonnement, un engagement (c’est aussi sensé être un délassement, mais nous n’avons pas le droit de nous délasser un jour de grève). Sa suspension arbitraire bêtifie son utilisateur, décide de son budget, lui dicte sa conduite, et mieux sa morale. Il FAUT que tous les français soient paralysés les jours de grève non mais. Ils veulent décider de leur vie ? Pardonnez-leur ils ne savent pas ce qu’ils font.
Petit patapon.