Quand l’irréel devance le réel
Aux infos, cette semaine, la ville du Havre (qui se veut de paix) nous dévoile sa dernière trouvaille : la fausse cage d’escalier pour vrais squatteurs.
Quartier de Graville la Vallée, défavorisé, est désormais débilisé. C’est officiel.
Construite sur un petit terre plein recouvert d’une herbe grasse (rappel de la petite maison dans la prairie), la fausse cage d’escalier, tendance rouge, trône devant les vrais immeubles avec son faux départ d’escalier, ses fausses boîtes aux lettres et des fenêtres. On assiste la bouche ouverte au discours promotionnel du responsable de l’office HLM qui, sans se démonter, explique la pertinence du projet (pour donner un espace aux squatteurs, et bla), et des 15000 euros que la merveille a coûté. Un jeune noir témoigne ensuite de l’absence absolue de fréquentation, terminant son analyse d’un “tout cela n’est que parodie” un rien rappé.

Franchement, la ville du Havre inauuuve ; elle nous auuuufre là un improbable sursaut d’art contemporain.
Le “suréalisme urbain” : preuve par l’architecture de la perte fulgurante du bon sens et de l’ère ouverte, saignante, de l’intellectualisme sans cerveau, ramure de marketing coupé des racines.
Quand on disait que ce mois-ci était à suivre de près.
derriere cette construction de science fiction, je vois des tonnes de mépris:mépris envers les jeunes censés se jeter chaque soir dans cette “chose”, mépris des politiques envers la plèbe,le citoyen censé apprécier l’investissement financier, mépris des intellos qui ont pondu ce truc et le trouve génial coco;ô Dieux aidez nous
Commentaire par marie — 8 janvier 2008 @ 4:14